Le Code ISRC : sa définition et comment l'obtenir
Qu'est ce que le Code ISRC ?Le code ISRC ou "International Standard Recording Code" est un code d'identification composé de 12 caractères (4 groupes de 3 séparés par un tiret) qui permet d'identifier les enregistrements sonores et audiovisuels au niveau mondial. Cette identification qui a été mise en place par l'industrie musicale (producteurs et distributeurs) a pour but de faciliter les recherches et écarte les erreurs qui pouvaient être commises dans l'identification des oeuvres. Ce code qui peut être traité de façon informatique rend plus simple la communication dans l'utilisation des enregistrements. Il est surtout utile pour contrôler le respect des ayants droit de l'enregistrement. L'organisme chargé de gérer ces codes internationaux est l'IFPI. En France, les 2 organismes qui représentent l'IFPI sont la l'SCPP et la SPPF. Le code ISRC doit s'ajouter lors du pressage du master. C'est donc le rôle du producteur, ou du label qui devra demander l'insertion du code avant pressage. A noter qu'il n'y a aucune obligation quant à la présence de ce code. Le presseur n'exigera jamais le code afin de presser l'enregistrement. A la différence des droits liés à la musique et aux enregistrements comme par exemple les droits SDRM, le code ISRC ne s'inscrit pas du tout dans le même cadre car il n'est pas l'application d'une disposition légale. Comment obtenir le code ISRC ?Le code ISRC qui est composé de 12 caractères comporte les informations relatives à l'enregistrement comme les codes du pays où le disque est pressé (FR pour la France), l'année d'enregistrement ainsi que le code spécifique de l'enregistrement et le numéro du phonogramme. Pour l'obtenir, vous devrez vous adresser à la SPPF ou à la SCPP. Beaucoup d'internautes, suite à des propositions de distribution en ligne sur des plates-formes de téléchargement sont invités à communiquer au distributeur les codes ISRC de leurs titres. Comme nous l'avons expliqué précédemment, c'est le rôle du label, producteur ou distributeur de l'insérer dans le pressage du master. Si vous êtes producteur de vos propres oeuvres ce sera donc à vous de d'en demander l'insertion si vous le faites presser. Pour un titre numérisé d'un CD Audio qui a été pressé avec insertion des codes ISRC, pensez prendre en compte l'extraction de cette information lors de la numérisation et utiliser un logiciel qui sera capable d'extraire cette information. Des logiciels comme CD Architect sauront s'en charger. Dans le cas d'un titre qui serait amené à être distribué et qui n'aurait jamais été pressé, l'extraction du code sera bien entendu impossible si le support physique n'existe pas. Cette situation qui est de plus en plus courante car avec la démocratisation de la MAO, beaucoup d'auteurs-compositeurs fournissent directement leur oeuvres sans passer par la case mixage-mastering. Il faudra dans ce cas-là effectuer la même opération que fait le presseur, c'est-à-dire insérer le code ISRC que vous aurez préalablement demandé à l'IFPI par l'intermédiaire de la SPPF ou de la SCPP. Vous pourrez l'insérer avec des logiciels qui gèrent ce type d'information comme CD Architect ou WinOn CD. Si besoin est, graver d'abord vos titres sur CD à l'aide de ces logiciels et procédez à l'extraction audio par la suite en sélectionnant l'option qui permet la conservation du code ISRC. ConclusionNous espérons avoir pu aider les personnes devant faire cette démarche. Le code ISRC est une avancée technologique qui en soit, ne peut être que positive mais c'est son utilisation, autre qu'a des fins non liberticides qui est pourrait être condamnable. Utilisés à des fins de répression pour lutter contre la libre diffusion de fichiers, ils s'assimilent dans ce cas là aux DRM (Digital Right Management) ni plus ni moins. À vouloir verrouiller les fichiers numériques par les DRM de plus en plus incompatibles, l'industrie musicale tend à nuire à sa propre économie.
ANNEXEDans la même catégorie, vous trouverez des informations sur le code EAN/UPN dans un prochain dossier.
Par Marco, le 03/08/2006
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